La nonchalante Andalousie, terre de mes aïeux

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L’excès de choses matérielles qui meublent le décor peine à libérer l’imagination pour le peu d’espace vacant qui s’offre à elle. Que faire d’une âme belle et rebelle refusant tout amalgame des genres, elle, l’insoumise, qui part à la quête de pureté cristalline, telle jadis, naquirent au beau milieu des jardins d’Alhambra, les mille et une sensations exquises , sublime osmose olfactive que dégagent dans l’air ambiant la féminité nonchalante et suave des odeurs des roses et des fleurs d’oranger ainsi que la virilité assumée de l’Ambre et du Santal.

L’Andalousie, terre de mes aïeux, cité noyée dans les fonds des océans de mes rêves, est aujourd’hui, plus que jamais, le seul et l’unique espace – à la fois géographique et symbolique – qui fait encore son effet quand vient le moment de permettre à l’âme de retrouver un brin d’inspiration, n’en déplaise à ce monde qui excelle dans l’inhibition. 

Cordoue, Tolède, Valences et autres cités magiques, mosquées, palais, sources et fontaines, poètes, écrivains, troubadours, savants, amour, science, tout ce dont l’esprit a besoin pour se nourrir…un esprit aujourd’hui frêle sous l’effet de l’écrasante boulimie des choses matérielles qui meublent excessivement le décor dont il était question au début.

ô toi brise matinale aux odeurs de musc qui effleure les narines, fais-moi voyager sans tarder vers ces contrées lointaines.  Mon Andalousie, fontaine de toutes les fontaines, source de toutes les sources, approche tes jets que je puisse m’abreuver de tes eaux qui coulent langoureusement jusqu’aux champs verdoyants où poussent le plus exquis des fruits de toutes mes passions!

Je vous invite à ce voyage mythique à travers ce video mettant en scène un amour impossible malgré sa pureté, le tout dans un fond de musique andalouse composée par l’irremplaçable feu Tamsamani, accompagné de l’élite marocaine des musiciens de l’art andalou, l’orchestre du Conservatoire de Tetouan. L’émission a été produite à l’époque par la 1ère chaine marocaine, au temps où la télévision respectait notre intelligence en diffusant par moments quelques programmes culturels dignes de ce nom.   

 

Ô villes dont les noms résonnent dans l’histoire, et chantent dans les poèmes des fils de l’Arabie: Tolède, Séville, Cordoue, Ô mosquée! Ton nom glisse avec les heures dans les palais en ruine, où le Calife rêva de grandeur…

Bon voyage! 

 

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خربشات 2: gribouillage

حين تجلى البدر قلت حِبي قد بدا

يا تُرى ٲم خانني النظرُ؟

يا سامعين ٲجيبوني بنَعَمٍ

فلُيسْعِد النُّطق ان لم يُسْعِد البصرُ

هو البدر في تمامه قَدّا و بهاءً

بطلعته زال الهم و انطوى الكدرُ

كقَوْلِ نسوة يوسف حين بدا لهن:م

سبحان ربي ما هذا بشرُ!و

خربشات: gribouillage

يا وحيد عصره في الجمالِ وطلعةَ البدر في الكمالِ

ٲراك تلوي عني كل حين طرفك الغالي و لا تبالي

تُرى! ٲلذنبٍ اقترفتُه ٲم يا تراه من نخوة الدلالِ!؟

فلما لامني في حبك بنو العمومة من اهلي و بنو الاخوالِ

   

بقولهم: يا فتى! أما علمت ان الهوى غيٌّ بل ضرب من ضروب الخيال؟

     

اما لك عبرة في قيس و جميل تغنيك حالهم عن كثرة السؤالِ؟

:أجبت العاذلين

روحُ حـِبّي لنفسيَ سَكَنٌ والنفس سئمت كثرة الترحالِ

ما الحيلة بيدي، يا لائميّ، بل ذاك سر من اسرار ذي العزة والجلالِ

(للفائدة  ومن باب الأمانة الأدبية، أود أن أشير إلى أن مطلع القصيدة استلهمته من أبيات نوبة « غريبة الحسين » التي تعتبر في نظري واحدة من أسمى ما ألفه المغاربة فيما يطلقون عليه قصائد فن الطرب الأندلسي الشامخ) و

وَ قائلةٍ حين ٲردتُّ وداعهاَ

سمرنا الليلة يأخذنا إلى ينابيع الٲدب الٲصيل و الطرب البديع مع واحدة من ٲجود القصائد العربية العتيقة لشاعر من العصر العباسي الذهبي، بهاء الدين زهير. القيها هنا على مسامعكم بصوت العملاق باجدوب (حين كان شابا يافعا يتٲلق صوته في السماء لما يمتاز به من قوة في الأداء و صفاء يهز كيان كل متذوق للفن الٲصيل). متعه الله بتمام العافية.م

أشير بالمناسبة على أن  هنالك مقطعا من القصيد يؤديه ناظم غزالي، لكن بالرغم من شغفي غير المتناهي بالفنان العراقي الكبير، الا أنني  أفضل الطريقة التي أدى بها المبدع المغربي باجدوب.م

كي لا أطيل

اليكم القصيدة مع الٲداء

وَقائِلَةٍ لَمّا أَرَدتُ وَداعَها ** حَبيبي أَحَقّاً أَنتَ بِالبَينِ فاجِعي

فَيا رَبَّ لا يَصدُق حَديثٌ سَمِعتُهُ ** لَقَد راعَ قَلبي ماجَرى في مَسامِعي

وَقامَت وَراءَ السَترِ تَبكي حَزينَةً ** وَقَد نَقَبَتهُ بَينَنا بِالأَصابِعِ

بَكَت فَأَرَتني لُؤلُؤاً مُتَناثِراً ** هَوى فَالتَقَتهُ في فُضولِ المَقانِعِ

فَلَمّا رَأَت أَنّ الفِراقَ حَقيقَةٌ ** وَأَنّي عَلَيهِ مُكرَهٌ غَيرُ طائِعِ

تَبَدَّت فَلا وَاللَهِ ما الشَمسُ مِثلَها ** إِذا أَشرَقَت أَنوارُها في المَطالِعِ

تُسَلِّمُ بِاليُمنى عَلَيَّ إِشارَةً ** وَتَمسَحُ بِاليُسرى مَجاري المَدامِعِ
وَما بَرِحَت تَبكي وَأَبكي صَبابَةً ** إِلى أَن تَرَكنا الأَرضَ ذاتَ نَقائِعِ

سَتُصبِحُ تِلكَ الأَرضُ مِن عَبَراتِنا ** كَثيرَةَ خِصبٍ رائِقِ النَبتِ رائِعِ

 

 

 

Autour d’une tasse de thé avec les sages (2)

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Aujourd’hui, on prend notre tasse de thé en compagnie de l’un des penseurs marocains les plus prolifiques – à en juger par l’oeuvre colossale qu’il nous lègue. Il s’agit du professeur et futurologue Mehdi El Mandjra, mort en 2014 à Rabat dans l’obscurité totale.  Ovationné (surtout) à l’étranger pour la grande qualité de ses analyses sur les véritables enjeux des dialogues interculturels entre l’Orient et l’Occident, il fut considéré par plusieurs comme étant le père de la notion des « guerres des civilisations », principale caractéristique qui sous-tend les nouveaux conflits entre les différentes nations à l’échelle planétaire. Une problématique quasi fétiche de l’auteur puisqu’il lui avait consacré une pléthore d’études et d’articles scientifiques publiés dans une vingtaine de langues, dont certains sont regroupés dans son livre La Première guerre civilisationnelle (en parlant de la première guerre du Golf en 1990). Précédant ainsi d’un an la publication par Samuel Huntington de son désormais célèbre article où il repend le concept de M. Elmandjra sur le « Clash des civilisations ».

De son vivant, il a été un ardent défenseur de la cause palestinienne et du droit des peuples à la préservation de leur mémoire collective. Dans l’un de ses livres, La valeur des valeurs, il écrit: « La mémoire : une valeur qui donne au temps son harmonie entre un passé qui se renouvelle, un présent éphémère et un avenir éternellement ouvert ». Pour lui, On ne  tourne pas les pages, on les relit régulièrement… » On peut détruire les infrastructures matérielles mais on ne détruit pas la mémoire d’un peuple comme le savent ceux qui aujourd’hui, en Israël, procèdent à des éliminations ethniques…

Afin de mieux comprendre l’ampleur – et la gravité – des plus grands conflits actuels que connaît notre époque contemporaine, il faudrait, selon Elmandjra, faire un tour du côté de la notion de « culture ». À ses yeux,    « Le commerce des idées et le monde de la créativité ne se négocient pas à la manière des accords du libre échange et ne se prêtent pas aux règles qui régissent les produits agricoles ou industriels. On n’occupe pas le champ culturel comme on occupe un champ de bataille. Tout ce que l’on réussit, c’est exacerber d’un côté l’ethnocentrisme et l’arrogance culturelle caractérisant l’attitude d’un grand nombre de pays occidentaux, et accentuer d’un autre côté la résistance de la majorité des peuples aux agressions culturelles ».

Quiconque connaît l’oeuvre de Elmandjra sait à quel point il avait, de son vivant, affectionné le modèle culturel et économique japonais. Pour lui, l’exemple du Japan démontre que « toute modernisation n’est pas forcément une occidentalisation ». On comprend pourquoi il passait une grande partie de sa vie au sein de comités scientifiques japonais puisque le Japan l’avait décoré en 1986 Ordre du Soleil Levant, la plus haute distinction décernée au Japan. Pacifiste convaincu, il a eu également droit, en 1995, à la Médaille de la paix de l’Académie d’Albert Einstein.

Dans La valeur des valeurs, ils écrit:

« Dans une émission consacrée à la prospective, il y a déjà plus de vingt ans, j’avais insisté sur le fait que l’Occident souffrait de trois obsessions : la démographie, l’Islam et le Japon (Dossiers sur l’Ecran- TF1, 24- 06- 1980). Aujourd’hui, la peur de l’immigration a remplacé celle de la démographie, la peur de la Chine s’est substituée à celle du Japon alors que la peur de l’Islam s’est amplifiée sous la forme d’une islamophobie à visage découvert où l’on associe ouvertement Islam et terrorisme en ayant recours au terrorisme sémantique et au matraquage médiatique. On oublie que dans le monde musulman, le mot paix (essalam) est prononcé en moyenne un milliard de fois toutes les heures, soit près de 17 millions toutes les minutes ». [Puisque le mot (essalam) doit être répété dans les cinq prières quotidiennes dans le rite musulman].

A la recherche du punctum

Qu’est-ce qui me retient devant ce tableau, intitulé In the Souk (ou Women of Algiers) et qui a été réalisé au XIXème siècle par un peintre orientaliste, l’Américain Frederick Arthur Bridgman? Que représente-t-il (non pas dans l’absolu, c’est-à-dire dans ce qu’il contient comme différents iconèmes que l’on pourrait recenser de première vue: femmes couvertes, marchand ambulant, ruelle etc.), mais plutôt que représente ce tableau à moi en particulier, c’est-à-dire à moi en tant que spectator culturellement identifiable; un être purement subjectif qui se distingue des autres spectateurs du tableau? En d’autres mots, ce tableau me parle-t-il? Dans l’affirmative, que serait-il en train de me dire? Et s’il était en train de me parler, cela suppose qu’il utiliserait un langage que je comprends déjà et que je saurais aisément déchiffrer.

Mais est-ce uniquement à cela qu’en tienne ma relation avec ce tableau? N’est-il pas en train d’exercer sur moi, toujours en tant qu’être subjectif, une autre attirance que je ne saurais totalement ni objectivement relater en mots, si savants soient-ils? Quel est son impact  sur mon psychè? Comment est-ce qu’une scène qui se caractérise à la fois par sa banalité et son anachronisme pourrait m’affecter (justement c’est de l’affect qu’il s’agit ici) à tel point qu’elle fait naître en moi une certaine émotion doublée d’une fébrilité indescriptible?

Je regarde le tableau plusieurs fois. Je le scrute. Je le balaye en surface, en diagonal, de fond en comble. Je focalise sur un iconème en particulier dans l’espoir de trouver l’élément déclencheur de l’affect. Je l’écoute, ce tableau. J’essaie de le lire aussi. Est-il en train de me raconter une histoire? Quel est le studium qu’il contient et grâce auquel le créateur a su abondamment faire profiter son oeuvre pour le pur plaisir de mes yeux? Pour cela, il me fallait  »plonger » dans l’histoire non point pour le plaisir du récit, mais rien que pour détecter ce qui a réussi à me poindre, à me piquer, à m’affecter. Bref, je me sers du studium comme alibi dans ma recherche du punctum.

Telle une représentation théâtrale ou cinétique, le tableau que je suis en train de regarder en tant que spectator est une forme de mise en scène (picturale) d’une histoire. Comme toute bonne histoire, celle-ci possède sa propre unité spatio-temporelle, mettant en vedette des antagonistes qui ont chacun son caractère, son statut social, ses fonctions au sein de l’ensemble. Mais ce n’est pas tout. Bien qu’elle soit une représentation picturale, c’est-à-dire par défaut statique, figée, la scène du tableau est aussi investie d’une action. Elle n’est pas immobile, inerte; elle est dynamique, vivante. Les personnages ne sont point inanimés, privés de toute volonté d’action. Ils agissent. Mieux que cela, ils interagissent d’abord entre eux (puisqu’ils jouent dans la même scène). Ils interagissent ensuite avec le spectateur l’invitant subtilement à ne plus se contenter de son rôle passif de regardeur, mais à participer pleinement dans l’acte scénique lui-même.

Voilà son secret du punctum. Le tableau interagit avec moi : il m’invite à prendre part à l’action qui s’y déroule. Par le fait même, il agit sur moi : je ne saurais parfaitement jouer mon rôle improvisé qu’en me mettant dans la peau du personnage que j’incarnerais. C’est justement ce changement de posture (je me vois transporté d’un statut passif de spectator à celui, très actif, d’actor dans la fabula) qui m’émeut, m’affecte, me touche. Cela semble évident pour moi maintenant.

Dès lors je me demande pourquoi. Il devrait y avoir un autre secret du punctum recherché. Ce dernier n’a pas encore livré tous ses mystères. Je plonge encore une fois dans l’histoire, le studium, toujours dans la poursuite incessante des origines de ma fascination pour le tableau que je contemple moult fois. Et pendant que je le parcours,  à la recherche des origines du punctum, je sens une force magique qui m’emporte dans le temps et dans l’espace anachroniques du tableau.

Je me vois tel le personnage Gil dans le récent film de Woody Allen, Midnight in Paris, qui s’étant lassé de la suffisance de sa fiancée et de ses futurs beaux-parents, va sillonner la ville française à la recherche d’inspiration pour son futur roman. C’est alors qu’il est invité à monter dans une vieille voiture (ayant le même rôle que mon vieux tableau) qui va l’emporter vers le Paris des années 1920 (et moi vers le Maroc des temps immémoriaux). A mesure que les nuits passent, Gil va faire des rencontres tout aussi invraisemblables les unes que les autres : Picasso, Hemingway, Dalí, Lautrec, Matisse, Stein et d’autres personnalités qui ont marqué la Belle époque. Tel le personnage Gil, le tableau en question me fait remonter dans l’histoire lointaine. Au fil de mes visites, je rencontre mes arrières-grands-parents que je n’ai jamais connus. Je me vois comme un gosse désoeuvré, en train de courir dans les ruelles mythiques d’El Habous, situées au coeur du légendaire quartier Derb Sultan où j’ai passé ma Belle époque à moi. Je peux aisément identifier l’odeur que dégage l’âne du tableau, cet animal si doux et si faussement docile qui sert de quadri-porteur à ce marchand ambulant. Ce derner n’est pas sans me rappeler ces vendeurs de légumes et d’objets domestiques tout genre qui, généralement à dos d’âne ou, au mieux, à dos de mule, annoncèrent leur arrivée tant attendue dans le quartier à coups de cris et parfois de fouet (comme le met en scène un autre tableau de Bridgman, The Orange Seller).

the Orange Seller

Le passage du marchand ambulant était, pour plusieurs femmes, l’occasion à saisir afin d’engager, lors des interminables marchandages, des conversations parfois hors champ portant sur des sujets diversifiés, allant de la montée des prix des denrées de première nécessité (farine, blé, sucre, huile…) jusqu’aux manigances de la voisine qui cherche à tout prix à caser sa fille aînée avant l’arrivée d’un prétendant à sa cadette. Tel le personnage Gil, je fais des rencontres intéressantes non point  les rues de Paris, mais plutôt dans les ruelles étroites du tableau. Je rencontre le marchand ambulant. Je sens l’odeur de l’âne qui transpire sous le soleil torride de midi. Je trébuche par terre. Je mords le pavé asphalté. Je faufile entre les passants qui peuplent le souk voisin. Je vole une pomme que je partage avec mon ami et complice, non pour marquer un quelconque signe de générosité de ma personne, mais dans le seul but de partager la culpabilité avec lui; advenant qu’un jour je devais la sentir, cette culpabilité. Je ne vois rien d’autre. Je ne vois que du désoeuvrement. Je ne me vois ni en train d’étudier (ce serait trop lourd à mes yeux de gamin). Je ne me vois pas en train de subir la pression sociale (ce serai trop hypocrite à mon goût). Je ne vois que des moments de plaisir, de joie, de quiétude. Et tout cela m’affecte. Me touche. Me pointe.

Irais-je jusqu’à dire que tout cela me blesse? Oui, dans un certain sens. C’est que la nostalgie dans laquelle je me suis emporté ne durera que le temps que je passe à contempler le tableau. Contrairement aux personnages de la scène picturale qui résistent à toute tentative d’actualisation, ne voulant ainsi rien savoir de mon propre présent, ma seule et unique vérité…contrairement à eux, qui se plaisent dans leur monde idyllique, moi, ô pauvre moi!, je me dois de retrouver l’amer goût de l’ici et maintenant. Voilà encore une fois la source de ce double sentiment paradoxal, celui de la fascination et de la blessure. Celui de l’affect et de la piqûre. Celui de l’aventure du voyage dans le temps et du choc du retour au présent.  

Au fil de ses voyages anachroniques, Gil va tomber amoureux d’Adriana, qui de son vivant était la Muse des peintres Modigliani et Picasso. Or, puisque celle-ci ne rêve que du Paris qu’elle a connu et  où elle choisira de rester, Gil devait faire sa séparation douloureuse car, lui, n’était que de passage et il a bel et bien son Présent qui l’attendait. À l’instar du triste sort de Gil, les acteurs permanents de la scène picturale me laissent à mon sort, reprennent mon rôle d’acteur pour le remettre incessamment à d’autres qui prendront le relais. Je retrouve, non sans amertume, mon ancien statut de spectator; sauf que cette fois-ci, je le retrouve un peu moins désabusé puisque l’aventure à laquelle le tableau me faisait participer était suffisamment utile voire totalement nécessaire dans ma recherche du mystérieux punctum. Mon propre punctum.

ET vous, éventuels spectateurs du même tableau, quel est votre punctum?

Voici d’autres tableaux d’Orient du même peintre Bridgman: